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Archive pour octobre, 2016

Pourquoi lui ? Pourquoi elle ?

Posté : 26 octobre, 2016 @ 10:21 dans Accueil, Commune histoire | Pas de commentaires »

imagescpMoteur ! Le temps s’arrête, c’est lui, c’est elle. Qu’elle dure une minute, une nuit ou une vie, la rencontre est magie. Séquence émotion. Elle change le quotidien en conte de fées, le gris en rose, le plomb en or. Une soudaine légèreté de l’air l’accompagne. D’une vie stable et sans histoires, on passe à la vie rêvée des anges. Comme l’explique si joliment Jean-Claude Kaufmann (La Femme seule et le Prince charmant), chaque être humain est un bernard-l’ermite condamné à vivre blotti dans la coquille de son identité. Sa seule chance d’ouvrir son âme et de sortir de ce cocon est de se livrer à l’être aimé… pour mutuellement se réinventer.

Seulement voilà, pourquoi croise-t-on des milliers de personnes et n’en aime-t-on qu’une seule ? Pourquoi Marion et Frédéric, qui travaillaient ensemble depuis trois ans, se sont-ils vus comme jamais ce soir du 19 mai 1998 ? Qu’est-ce qui a poussé Marthe et Fabrice dans les bras l’un de l’autre, eux que tout sépare, âge, univers social, etc. ? Le hasard ? Cupidon ? Certes non ! Même si toute rencontre semble découler d’une suite de coïncidences imprévisibles, chacun l’aborde bardé, à son insu, d’un tas de déterminismes conscients et, surtout, inconscients.

L’emboîtement de deux névroses

Nul besoin d’être sociologue pour constater qu’on a plus de chance de tomber l’un sur l’autre si on fréquente la même fac, la même entreprise, le même quartier ou le même club sportif… C’est mathématico-logique, la loi des probabilités. Mais, n’en déplaise aux obsédés des statistiques, cela ne signifie pas pour autant que les rencontres sont déterminées par les  » affinités sociales « . C’est plus subtil que ça…Pour les scientistes, tout est biologique : les signaux visuels, acoustiques, olfactifs et hormonaux du partenaire font craquer le cœur – ou plutôt les récepteurs – de l’amoureux affolé. C’est moins rationnel que ça…

Oui, la vérité est ailleurs, enfouie dans les abysses de notre psyché. Freud a le premier mis en évidence qu’on ne rencontre que ce qui existe déjà dans son propre inconscient.  » Trouver l’objet sexuel (l’objet aimé) n’est, en somme, que le retrouver « , telle serait la loi du désir humain. Marcel Proust, en écrivant qu’on imagine d’abord et qu’on rencontre ensuite, ne dit pas autre chose… La rencontre amoureuse se construit sur des fondations, du régressif, de l’affect, de l’ambivalent, confirme Jean-Georges Lemaire, l’un des premiers psychothérapeutes à s’être intéressé aux couples en détresse. Le choc amoureux est une  » collusion inconsciente « , explique-t-il, l’emboîtement de deux névroses complémentaires. On est attiré par l’autre parce qu’il entre en résonance avec le petit enfant qu’on était et qui demeure au fond de soi. Voilà donc, écrit Isabelle Yhuel (Quand les femmes rompent), la définition du Prince charmant :  » Un homme qui s’emboîte à notre symptôme. « 

La nostalgie du premier amour

C’est pourquoi l’autre nous est si familier.  » C’est comme si on se connaissait depuis toujours !  » s’étonnent les cœurs transis.  » Téléguidé  » par un présavoir venu tout droit de ses premières expériences infantiles, chacun a dans la tête un fantasme précis qui va orienter sa quête de l’alter ego.  » Ce n’est pas sans raison si l’enfant au sein de la mère est le prototype de toute relation amoureuse, souligne le psychanalyste Christian David. Tout le monde porte en lui la nostalgie du premier amour, idéalisé, comblant, princeps, l’amour maternel.  » Hommes ou femmes, nous avons tous tendance à reproduire – ou, à l’inverse, à gommer – cette relation affective archaïque, empreinte indélébile. Pourquoi Stéphanie a-t-elle flashé sur Christian ?  » Ce qui m’a vraiment fait craquer, ce sont ses talents de cuisinier. J’adore déguster les petits plats qu’il me prépare amoureusement. Quand j’arrive chez lui, ça sent bon, il me dorlote. Dans ses bras, je me sens protégée, en sécurité. « 

Clés du bonheur : l’éloge de son âge.

Posté : 18 octobre, 2016 @ 11:48 dans Commune histoire | Pas de commentaires »

UnknownFAVoilà un joli texte a éditer

En vieillissant on se rend compte que la beauté est rare. On est peut-être plus à même de repérer les valeurs de cette beauté, écrémée des illusions et des faux-semblants. On peut voir la vie à travers le filtre de nos déceptions passées. 

Mais tout le monde ne prend pas ce chemin. Il n’y a qu’à lire Chouquettele merveilleux roman d’Émilie Frèche (Actes Sud) sur ces femmes qui ne veulent pas devenir grand-mères, qui nagent dans la vie à contre-courant, dans une course effrénée et pathétique au jeunisme. Et, au bout de cet espoir, ne demeure que l’impossibilité du bonheur. Peut-on réellement être épanoui sans être en accord avec son âge ? Mais avonsnous seulement le choix ? On peut grappiller quelques années, tricher un peu, se mentir, mais au bout du compte la vérité du corps est absolue. Alors gagnons du temps en l’acceptant ! 

Il semble finalement évident qu’une des clés du bonheur est de faire l’éloge de son âge. Hermann Hesse avait compris cela. Peut-être détestait-il chaque instant de sa vieillesse, mais il mettait son énergie à se réveiller, toujours, avec la pensée de voir le meilleur en toute chose. De toute façon, l’âge est comme le mariage. Tiens ! Ce n’est pas si étonnant qu’il y ait le mot « âge » dans mariage. L’âge est un mariage que nous formons avec nous-même pour toujours. On peut parfois le détester, penser qu’il est ingrat, violent, méchant, mais on ne peut pas le quitter. On est ensemble pour le meilleur et le pire. Il faut vivre au quotidien avec ce visage qu’il nous renvoie, celui du temps qui passe. Heureusement, certains matins, on se dit que notre âge a du charme tout de même, que l’on forme un joli couple dans nos belles heures. 

Le nombre de bougies augmente, il n’y a bientôt plus de place sur le gâteau, il nous faut de plus en plus de souffle pour le fêter, on souffle, on souffle. Sur toutes ces petites lumières comme autant de souvenirs. 

 

 Éloge de la vieillesse d’Hermann Hesse 

 

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